60 % de salariés en plus à la limite du burn-out

Depuis le début de la pandémie de Covid, le nombre de salariés à la limite du burn-out a augmenté de 60 %. Actuellement, 1 salarié sur 3 court un risque (élevé) de tomber en incapacité à court terme. Telle est la fâcheuse conclusion d’une enquête de la KULeuven et de Securex.

Le COVID a gravement affecté notre bien-être mental, à tel point qu’un quart de toutes les incapacités de travail de longue durée sont d’ores et déjà imputables au burn-out (7,14 %) et à la dépression (17 %). Les chiffres de l’INAMI révèlent que c’est la tranche d’âge de 50 à 59 ans qui est la plus touchée et que les femmes représentent plus des 2/3 des cas de dépression et de burn-out.

Les quatre symptômes clés du burn-out

Les chercheurs de la KULeuven ont défini les quatre principaux symptômes du burn-out, et y ont ajouté trois dimensions supplémentaires :

  1. Épuisement, tant physique que mental
  2. Distanciation mentale : profonde réticence au travail
  3. Dérèglement cognitif, caractérisé notamment par des problèmes de mémoire, des troubles de l’attention et de la concentration
  4. Dérèglement émotionnel : réactions émotionnelles intenses et incontrôlables
  • trois dimensions supplémentaires :
    • Symptômes de stress psychique, tels que des problèmes de sommeil, un état de rumination mentale ou des crises de panique
    • Symptômes de stress psychosomatique : problèmes physiques d’origine psychique
    • État dépressif : pensées sombres et sentiment d’abattement

Cinq déclencheurs du risque de burn-out

L’étude de Securex identifie cinq caractéristiques (professionnelles) cruciales qui expliquent 41 % du risque de plaintes de burn-out. Quatre de ces déclencheurs se sont aggravés au cours des trois dernières années.

  1. La charge émotionnelle au travail (passée de 32 % à 40 %)
  2. La charge émotionnelle d’ordre privé (passée de 31 % à 38 %)
  3. L’insécurité de l’emploi (passée de 23 % à 27 %)
  4. La forte charge de travail (passée de 27 % à 32 %)
  5. Les conflits de rôle (ce déclencheur est resté stable, probablement en partie à cause de la réduction des contacts avec les collègues en raison du télétravail et du chômage temporaire

Que pouvez-vous faire en tant qu’entreprise ?

En tant qu’entreprise, vous jouez évidemment un rôle important dans la prévention et l’accompagnement du burn-out. Voici quelques actions concrètes que vous pouvez entreprendre :

  1. Formation des responsables pour détecter les signes précoces de burn-out et de stress aigu et prendre les mesures appropriées pour prévenir l’absentéisme. Ceci en combinaison avec une formation préventive pour les collaborateurs sur la résilience et la gestion de l’énergie.
  2. Accompagnement psychosocial individuel pour les collaborateurs en congé de maladie de longue durée
  3. Soutien et conseil à l’équipe et au responsable lors du retour d’un collaborateur après une longue absence.

Pour les responsables des ressources humaines, les cadres et les entrepreneurs, le bien-être de leurs collaborateurs constituera une priorité absolue dans les années à venir. La raison en est évidente : des collaborateurs heureux et en bonne santé sont plus motivés et… moins susceptibles de tomber malades.

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