600.000 malades de longue durée d’ici 2035 ? Federgon propose un plan d’action volontariste

26 juin, 2023

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Si l’on ne reconsidère pas sérieusement notre politique en matière de bien-être, notre pays pourrait compter 600.000 (!) malades de longue durée d’ici 2035. C’est ce qu’a annoncé la semaine dernière le Bureau fédéral du Plan sur base de projections.

La Belgique compte aujourd’hui un demi-million de malades de longue durée. Et ce sont principalement les problèmes de santé mentale qui entraînent une forte augmentation. Selon les chiffres de l’INAMI, entre 2016 et 2020, le nombre de travailleurs en incapacité de longue durée suite à un burn-out ou à une dépression a augmenté de 38,72 % : + 41,50 % pour les dépressions, + 32,53 % pour les burn-out.

Notre partenaire Federgon, la fédération des prestataires de services RH, a récemment publié un papier qui est encore plus que jamais d’actualité : ‘Tomber, se relever et reprendre pied sur le marché du travail’.

Federgon insiste en outre sur l’importance d’une politique de bien-être durable préventive et réfléchie. . L’Analyse People Sustainability constitue à cet égard un outil précieux pour y parvenir.

raj rana zCQsBI7ZltQ unsplash

Ce papier propose un plan d'action volontariste reposant sur quatre piliers :

1. Anticiper : Une politique de bien-être préventive en constitue la base.

Mieux vaut prévenir que guérir, et cela coûte aussi moins cher. Il convient avant tout d’éviter au maximum que des travailleurs ne se retrouvent en incapacité de longue durée. Dans ce cadre, il est essentiel de mettre l’accent, à l’échelle de la société, sur le bien-être mental et physique de notre population. Les campagnes des pouvoirs publics en faveur de l’exercice physique, de la réduction du tabagisme et d’une alimentation saine contribuent grandement à une meilleure santé. Même chez les plus jeunes, on accorde de plus en plus d’attention à la santé non seulement physique, mais aussi mentale. Mettre davantage l’accent sur les soins de santé à visée préventive peut, à terme, conduire à une diminution des soins de type curatif et donc contribuer à réduire le nombre de personnes en incapacité de longue durée.

2. Investir : Misez sur la personnalisation et veillez à ce qu’un maximum de personnes retrouvent le chemin du marché du travail.

Le coût non médical de l’incapacité de longue durée s’élève en moyenne à 50.000 euros par an. Et une personne en incapacité de longue durée reste dans ce statut pendant 7,5 ans en moyenne. Les chiffres de l’étude d’IDEA Consult montrent qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’excuses pour ne pas investir dans les personnes prêtes à entamer un processus de réintégration. Nous devons, en tant que société, prendre nos responsabilités et miser pleinement sur la réintégration. Étant donné que chaque situation est différente et que chaque personne part d’une situation qui lui est propre, une approche sur mesure est nécessaire en l’espèce. En outre, une approche inclusive et personnalisée est également réaliste sur le plan budgétaire et absolument indispensable si nous voulons inverser la tendance à la hausse.

3. Activer : Explorez les possibilités de réintégration et facilitez la reprise du travail, y compris chez un autre employeur

Il est important d’envisager toutes les pistes en matière de reprise du travail dans le cadre de la réintégration des personnes en incapacité de longue durée. Cela signifie qu’il faut explorer les possibilités offertes tant par l’employeur actuel que par d’autres employeurs. L’étude d’IDEA Consult montre en outre qu’il existe des obstacles financiers aussi bien pour les employeurs que pour les travailleurs en cas de reprise du travail. Les défis en matière d’activation sont dès lors doubles : 1. Élargir l’horizon et envisager une reprise du travail aussi bien chez l’employeur actuel que chez un autre employeur. 2. Éliminer les obstacles financiers pour les employeurs et pour les travailleurs et mieux cerner l’aspect financier d’une reprise du travail.

4. Intégrer : La connaissance du marché du travail et l’expertise médicale en vue de favoriser un retour sur le marché du travail

L’information et la sensibilisation des médecins (traitants) sur la valeur ajoutée du travail et sur le fait que, dans certains cas, le travail peut également constituer une valeur ajoutée pendant le processus de rétablissement constitue une première étape. Ensuite, il est nécessaire de prévoir un cadre permettant aux médecins d’orienter les personnes concernées vers les prestataires du marché du travail qui peuvent apporter une valeur ajoutée dans l’accompagnement et la réintégration des personnes en incapacité (de longue durée). Les prestataires de services RH actifs dans l’accompagnement de carrière, le placement et/ou l’outplacement, etc. peuvent apporter une contribution utile lors de la réflexion sur la remise au travail.

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Annelies Theunissen
People Sustainability Expert

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